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Praticiens : 6 indicateurs chiffrés à suivre pour piloter votre activité

6 indicateurs chiffrés à suivre pour piloter votre activité de praticiens

Le - Gestion

11 min

En tant que professionnel en pratiques complémentaires, vous avez (au moins) deux casquettes : celle de praticien et celle d’entrepreneur. Si la qualité de votre accompagnement est évidemment la priorité numéro un pour vous et pour vos clients, la santé financière de votre activité arrive juste après.

Pour suivre la santé de votre chiffre d’affaires et le développement de votre activité, il est donc sain de mettre en place quelques indicateurs clés. Ces indicateurs doivent vous permettre de piloter votre croissance en guidant votre attention sur les points clés qui la conditionnent, et d’optimiser la qualité du service que vous apportez. Les voici détaillés pour vous aider à les mettre en place, les améliorer, et les suivre.

Ce qu’il faut retenir :

  • Les indicateurs chiffrés clés (KPI) permettent de prendre de bonnes décisions sur chacun des points qui structurent votre développement.
  • Le seuil de rentabilité vous permet de savoir à quel moment votre activité commence à être profitable.
  • Le taux de rétention révèle votre capacité à fidéliser et à créer des prestations efficaces. Le taux de recommandation (NPS) reflète la propension de vos clients à vous recommander.
  • Le taux de conversion et le coût d’acquisition client (CAC) mesurent l’efficacité et la rentabilité de votre communication.
  • Le ratio temps facturable/temps non facturable vous aide à optimiser votre organisation.

Professionnels des pratiques complémentaires : pourquoi surveiller le chiffre d’affaires ne suffit pas

Beaucoup de professionnels des pratiques complémentaires se focalisent uniquement sur leur chiffre d’affaires (CA). Pour rappel, celui-ci représente la somme totale de vos consultations encaissées : c’est ce qui « rentre » dans votre caisse avant toute dépense.

Pourtant, le CA est un indicateur de volume qui ne révèle ni la santé réelle de votre activité, ni la satisfaction de vos clients. Le véritable enjeu de votre pérennité, c’est la rentabilité (votre marge ou encore vos bénéfices). En clair : c’est ce qu’il vous reste une fois que vous avez soustrait toutes vos charges (loyer, assurance, électricité, matériel) au chiffre d’affaires.

Pour améliorer votre rentabilité, il est intéressant de se poser d’autres questions. Combien me coûte l’acquisition d’un nouveau client ? Mes clients reviennent-ils pour un suivi ? Ma communication est-elle efficace ?

Enfin, intégrer le suivi de métriques complémentaires permet d’évaluer la performance de votre activité et d’améliorer la qualité globale de votre accompagnement.

6 métriques à suivre

Le seuil de rentabilité pour un praticien

Tout d’abord, nous vous suggérons de suivre un indicateur très concret : combien de séances devez-vous réaliser chaque mois juste pour payer vos frais fixes ?

La formule :

Seuil de rentabilité = Charges fixes mensuelles / Prix moyen d’une séance
Si vos charges sont de 600 € et votre séance à 60 €, votre seuil de rentabilité est de 10. 

Cela signifie que les 10 premières séances du mois servent uniquement à payer vos charges. Votre réelle rentabilité ne commence qu’à la 11ᵉ séance. Plus ce chiffre est bas, plus votre activité est sécurisée. 

Pour améliorer votre rentabilité les métriques suivantes devraient vous donner des pistes d’action intéressantes.

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Le taux de conversion pour les praticiens

Votre site web et votre fiche profil sur votre plateforme de prise de rendez-vous en ligne génèrent du trafic. Pourtant, savez-vous quelle partie de ce trafic aboutit à une prise de rendez-vous ? Mesurer votre taux de conversion, c’est-à-dire le rapport entre le nombre de personnes qui prennent rendez-vous et le nombre de personnes qui visitent votre site ou votre profil, va vous permettre de révéler la pertinence et la clarté de ces outils. 

La formule :

Taux de conversion = (Nombre de nouveaux clients / Nombre de visiteurs) × 100

Si vous attirez 200 visiteurs par mois sur votre site web et que 6 d’entre eux prennent rendez-vous, votre taux de conversion est de 3 %.

Pour améliorer votre taux de conversion : 

  • Assurez-vous que votre profil sur votre plateforme de prise de rendez-vous en ligne est complet et engageant.
  • Intégrez ou ajoutez des photos professionnelles : votre cabinet, votre salle d’attente, vous-même en pleine pratique…
  • Écrivez une présentation claire de votre pratique et de votre approche.
  • Faites apparaître clairement vos tarifs, vos horaires de consultation.
  • Valorisez les témoignages clients positifs en veillant à la diversité de ces derniers, y compris ceux de votre fiche Google My Business

D’ailleurs, sur votre fiche Google My Business, n’oubliez pas de mettre un lien vers votre solution de gestion tout-en-un telle que Liberlo.

Et surtout, facilitez au maximum l’accès à la prise de rendez-vous : chaque clic supplémentaire entre la visite et cette action est considéré comme un point de friction.

Le taux de recommandation pour les praticiens

Quelle que soit votre spécialité, le bouche-à-oreille reste le canal d’acquisition le plus habituel et le moins coûteux pour les pratiques complémentaires. L’indicateur permettant de mesurer ce taux s’appelle le “Net Promoter Score” (NPS), qui peut se traduire par “la propension d’un client à vous recommander”.

Le NPS repose sur une simple question : « Sur une échelle de 0 à 10, quelle est la probabilité que vous recommandiez mon accompagnement à un proche ? »

Les réponses permettent de classer vos clients en trois catégories :

  • Promoteurs (9–10) : ce sont les clients les plus enthousiastes et donc les plus susceptibles de parler de votre accompagnement en bien.
  • Passifs (7–8) : ce sont les clients qui ont eu une expérience satisfaisante, mais pas au point de devenir des ambassadeurs.
  • Détracteurs (0–6) : ce sont les clients qui ont été (a priori) peu satisfaits et qui pourraient parler de vous de manière négative à leur entourage ou bien laisser des avis défavorables.
La formule : 

NPS = % de promoteurs – % de détracteurs

Le résultat sera compris entre -100 et 100. Un NPS supérieur à 0 indique que vous avez davantage de promoteurs que de détracteurs. Plus le NPS est élevé, plus vous pouvez considérer que le bouche-à-oreille sera un levier puissant pour votre croissance.

Un NPS élevé ? Vos clients sont vos meilleurs ambassadeurs. Un score faible ? Il y a peut-être des problèmes dans votre accompagnement. Il est encore temps de les corriger.

Pour optimiser votre NPS, mettez en place un questionnaire post-séance avec un espace commentaire (envoyé par e-mail ou accessible via un QR code mis en évidence dans votre salle d’attente). Pour cela vous pouvez aussi vous servir des outils proposés par votre solution de gestion tout-en-un, ce qui vous permettra de recueillir des retours de manière régulière. L’analyse des résultats vous donnera des pistes d’amélioration pour ajuster votre pratique et montrera à vos clients que leur avis compte. On vous conseille vivement de répondre aux avis négatifs !

6 indicateurs chiffrés à suivre pour piloter votre activité de praticiens 2

Le taux de rétention pour les praticiens

C’est bien connu : fidéliser un client est moins coûteux que d’en acquérir un nouveau. Au niveau des pratiques complémentaires, plusieurs séances sont parfois nécessaires pour installer une sensation de mieux-être et faire le suivi des recommandations ou exercices proposés avec le client (il est rare de ne voir le naturopathe ou le sophrologue qu’une seule fois). Un bon taux de rétention est révélateur à la fois de la qualité de votre accompagnement, et de la fidélité de votre clientèle installée.

La formule :

Taux de rétention = [(Clients en fin de période d’accompagnement – Nouveaux clients) / Clients en début de période d’accompagnement] × 100

Si vous suivez 40 clients au début d’une période, que 15 nouveaux clients commencent un accompagnement durant cette même période, et que vous en suivez 43 à la fin, cela signifie que 28 des clients que vous suiviez au départ sont toujours présents.

Votre taux de rétention est alors de 70 %.

Pour améliorer votre rétention :

  • Misez sur la qualité du suivi de vos clients
  • Proposez des points d’étape (en n’étant jamais dans l’injonction et en laissant toujours le client libre de décliner)
  • Restez disponible pour répondre aux questions entre deux rendez-vous

Un client qui se sent accompagné sur la durée aura plus de chance d’être fidèle, et surtout d’être bien dans sa tête, dans son corps et dans sa vie, et de voir son bien-être se consolider.

Le temps facturable VS le temps non facturable

Vous êtes podologue, masseur bien-être, hypnothérapeute, coach… Cela signifie que votre chiffre d’affaires est généré pendant vos accompagnements, mais également pendant les formations que vous dispensez, ou encore d’autres activités directement facturables.

En parallèle, une part non négligeable de votre temps est allouée à l’administratif, au marketing, à votre formation continue. Suivre la répartition de votre temps facturé et de votre temps non facturé permet d’identifier les tâches qui pourraient être automatisées ou externalisées, et de libérer du temps pour ce qui compte vraiment : vos clients. 

La formule :

% temps facturable = (Heures en accompagnement / Heures totales travaillées) × 100

Si vous travaillez 35 heures par semaine et que 20 heures sont consacrées aux rendez-vous, votre temps productif est de 57 %.

L’objectif n’est pas d’atteindre 100 % de temps facturable (vous avez besoin de temps pour l’administratif, le marketing et la formation continue), mais de trouver le bon équilibre. 

Automatisez certaines tâches via une solution de gestion tout-en-un comme Liberlo : 

  • Prise de rendez-vous en ligne
  • Rappels de rendez-vous par SMS
  • Facturation électronique… 

Déléguez ce qui peut l’être comme la comptabilité ou le community management.

Bloquez des créneaux dédiés aux tâches non facturables pour qu’elles n’empiètent pas sur votre temps avec vos clients.

Le coût d’acquisition client (CAC) en pratiques complémentaires

Combien dépensez-vous chaque mois pour trouver de nouveaux clients ? Voilà une question cruciale à vous poser pour évaluer la rentabilité de vos investissements en communication. Et c’est précisément ce que mesure le coût d’acquisition client (CAC).

Un CAC trop élevé par rapport à ce que vous rapporte un client est un point d’alerte à prendre au sérieux car cela peut nuire à votre activité… même si votre agenda est plein !

La formule :

CAC = (Dépenses marketing + Dépenses commerciales) / Nombre de nouveaux clients acquis

Si sur un trimestre vous avez dépensé 500 € en publicité Facebook, 200 € en prospectus et 300 € pour optimiser le SEO de votre site web, et que vous avez gagné 20 nouveaux clients grâce à ces actions, votre CAC est de : (500 + 200 + 300) / 20 = 50 € par client.

Pour optimiser votre CAC, concentrez vos efforts sur les canaux qui ont prouvé leur efficacité :  

  • Si vos prospectus déposés chez des partenaires locaux (pharmacies, magasins bio) génèrent l’essentiel de vos rendez-vous, sécurisez ce flux en évitant toute rupture de stock.
  • À l’inverse, si un canal comme Facebook fonctionne, ne vous contentez pas d’y investir plus : affinez votre ciblage pour ne toucher que votre « client idéal » et ainsi réduire le coût de chaque clic.
  • Parfois, le moyen le plus simple de diviser son CAC par deux n’est pas de baisser ses dépenses, mais de doubler leur efficacité. Par exemple un profil Liberlo plus complet, plus rassurant et avec des avis récents convertira beaucoup plus de visiteurs en clients pour un budget publicitaire identique.

Suivre ces six indicateurs, en plus de l’évolution de votre chiffre d’affaires, vous donne une vision claire et objective de votre activité. Vous identifiez vos forces, détectez vos axes d’amélioration et prenez des décisions éclairées pour développer votre activité.